Bernard MEDARD s'est éteint ce matin dimanche 8 avril 2012.
Amateur de Setter Anglais par passion et par conviction, Bernard laisse un vide dans la cynophilie française.
Sa voix portait haut et fort ses convictions, sa droiture, sa pertinence mais aussi son amitié.
Sans détour et toujours avec convivialité il accordait sa confiance à celles et ceux qui savaient partager sa passion de la vie et des chiens.
Il avait le sens de l'accueil avec son franc parler qui lui conférait une autorité naturelle. Ses jugements toujours portés par le bon sens et un sens de l'équité marqué, sonnaient comme des
vérités dans le monde cynophile.
Sa parole était connue et reconnue et la pertinence de ses appréciations n'avait d'égale que la joie et la bonne humeur qu'il diffusait autour de lui.
Entier dans ses pensées comme dans son comportement il ne supportait pas ni la suffisance, ni la médiocrité. Nombreux sont ses amis qui regrettent son départ.
A sa femme Janine, à ses filles Nathalie et Corinne, à ses petits enfants et toutes sa famille, le Club du Setter Anglais présente ses plus sincères condoléances et les assure de toute son
amitié.
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Patrick TEULIERES à écrit : Le décès d'un grand homme de la cynophilie, qui devait, comme tous avoir ses défauts, mais une grande compétence, une grande communication, un oeil d'expert et un bon "frein" aux exagérations italiennes.
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Avec leur Président les professionnels présentent à son épouse et à ses amis proches leurs sincéres condoléances.
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Momenti come questo non vorremmo mai viverne, purtroppo la vita ci porta a
doverli affrontare, diventa difficile accettarli ed è difficile trovare le parole per descriverli, per non essere banali ma soprattutto per essere all'altezza dell'amico scomparso.
Des moments comme ceux-là nous ne voudrions jamais les vivre. Malheureusement la vie nous oblige à les affronter, même s’il est difficile de les accepter et il est difficile de trouver les mots pour les décrire. Pour ne pas sombrer dans la banalité, mais surtout pour être à la hauteur de l’ami disparu.
Una vita spesa per la cinofilia, senza mezze parole e senza tentennamenti, così come era Roberto, amante del Setter solo per burla scherniva il Pointer che in fondo apprezzava e rispettava.
Une vie dédiée à la cynophilie sans demi-mots et sans hésitations, ainsi était Roberto : il aimait le setter et seulement pour blaguer il se moquait du pointer qu’au fond il appréciait et respectait.
Con la sua immancabile pipa e gli stivali perennemente aperti sul lato è stato sicuramente un protagonista indiscusso dei più grandi eventi cinofili internazio nali.
Avec son immanquable pipe et les bottes toujours ouvertes sur le côté, il a certainement été un indiscutable protagoniste des plus grands événements de la cynophilie internationale.
Le Pointer Club Internationnal.
La Société Centrale Canine Communique.
C'est avec une profonde tristesse et une immense peine que le Président et les Membres du Conseil d'Administration de la Société Centrale Canine ont le devoir de vous annoncer le décès
de
Monsieur Camille MICHEL
Président de la S.C.C. du 1982 à 2000
Juge Honoraire de Field-Trials
Ancien Président du Red Club
Il a travaillé avec passion et détermination pour la cynophilie.
Son charisme et son énergie à toute épreuve l’ont amené à occuper les plus hautes fonctions dans la cynophilie nationale et internationale notamment au sein de la Fédération Cynologique
Internationale.
A sa famille, à ses proches, nous présentons nos plus sincères condoléances.
Un grand cynophile Alain Damperat nous a quitté, rongé par la maladie.
Il a écrit un nombre d'articles considérables alimentant plusieurs revues cynophiles. Il était toujours au fait de l'information qu'il agrémentait avec des photos de qualité. C'était un homme de terrain qui savait de quoi il parlait.
Tous les dresseurs professionnels sont passés par ses photos et ses papiers. Ce site lui doit pratiquement toutes les photos qu'il a toujours données volontiers
L'Association présente à sa famille ses plus sincères condoléances.
Alain DAMPERAT
Alain est décédé le 13 novembre dernier à l’âge de 60 ans des suites de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler une longue maladie.
Nous avions sympathisé il y a une trentaine d’années. Jeunes amateurs de setters Gordon nous voulions chasser, voire « trialiser » avec des chiens susceptibles de nous émouvoir et de retenir l’attention des juges de travail qui ne les tenaient pas en très haute estime, ce qui est un doux euphémisme. En effet, la plupart des Gordon élevés à l’époque, quoi qu’ils fussent pour certains d’une beauté insolente étaient incapables de travailler en setters du fait de leur format beaucoup trop important, de leur manque de passion, de défauts morphologiques majeurs et ne supportaient pas la moindre comparaison avec les autres races britanniques.
Relever ce défi était une gageure et pas la moindre. Autant se battre contre des moulins à vent.
La seule manière de le faire était de revenir aux fondamentaux. Les anciens dont le plus connu d’entre eux, Sir Edward Laverack avaient écrit que les Gordon était issus d’un croisement de setters, que les meilleurs d’entre eux étaient « plus légèrement construits », que leurs qualités essentielles étaient le courage et l’endurance et qu’ils « mettraient plus facilement une demi-douzaine d’oiseaux à l’envol plutôt que de faire un faux-arrêt ». Tout était dit.
Après quelques errances, Alain se procura donc deux chiens chez Jean-Guy Ducom dont le père avait conservé une bonne lignée de chiennes de bécasses et qui après avoir rencontré des dresseurs professionnels dont Jean-Claude Piat alors débutant et goûté à la cynophilie sportive avait décidé de franchir le pas à partir d’une lice importée d’Angleterre, issue d’une lignée de travail, Invercassley Tern. Un mâle, Phébus et une femelle, Romy de Lage de Brana furent donc à l’origine de l’aventure du Grand Valy, affixe qu’Alain prit tout naturellement car c’était le nom d’ un hameau de Courgeac le village de Charente où il habitait.
Phébus était le frère des championnes de quête de chasse et de grande quête Pollo et Peluc, et Romy était une fille de Mercure de la Hêtraie en Feu, Champion d’automne, lui même fils de Vengeur des Halliers, Champion de printemps produit dans le secret du chenil de Jean Balestra, en Suisse.
Romy, grande chienne de bécasses devint Championne d’automne et Championne de Beauté. Phébus devint bécassinier et transmit son héritage génétique.
Alain éleva surtout en consanguinité sur ces chiens et leurs collatéraux avec l’aide de dresseurs professionnels sans la forge et le filtre desquels toute velléité de sélection aurait été incomplète .
A l’occasion d’une coupe d’Europe, il eut l’opportunité de faire saillir Romy par Black Grouse, un trialer qui véhiculait ce qu’il restait d’origines sportives outre manche et dont l’influence sera déterminante.
Il importa aussi d’horizons divers quelques sujets dont une chienne irlandaise, Lusca Lovely Girl qui bien que d’un type discutable avait un magnifique port de tête et un grand talent sur les oiseaux.
Et puis d’Allemagne Black Devil’s Urson, un fils de Quasimodo victime de la fée électricité qui après que Loïc Pressac lui ait redonné goût à la vie ramena du type sans trop abîmer les qualités naturelles de sa lignée.
Enfin, deux sujets d’origine scandinave, Roger et Tini acquis suite à un voyage initiatique où Alain avait pu apprécier les Gordon chasser bécasses et tétras à grande quête « in to the wild ».
Il aura élevé un grand nombre de trialers et de champions de travail dont les champions de printemps Gin Tonic, Star, Ike, Inda, Islo, qui fut l’un des meilleurs chiens de grande quête de sa génération toutes races confondues, Nérac, sujet très complet et grand raceur, et bien d’autres jusqu’au trialer de grande quête Crumble que conduit actuellement Laurick Maudet.
On a reproché à Alain d’avoir produit des chiens trop petits, avec des museaux pointus, notamment certaines femelles et partant de là d’avoir totalement négligé la conformité au standard de ses produits, ce qui est un peu réducteur, même si l’exposition canine n’était pas sa « tasse de thé ».
Chacun sait que c’est un des effets pervers de la consanguinité que de diminuer la taille des chiens, les piqueux de grande vénerie vous le diront.
Pour autant, il ne voulait pas prendre le risque de se commettre avec des lignées expositionnelles qui auraient pu abîmer les qualités naturelles de ses chiens. Il préférait attacher de plus en plus d’importance à leur style de race, lequel ne peut se révéler de façon éclatante qu’avec des chiens bien construits et d’une certaine substance. Crumble en est un bel exemple.
Eleveur passionné dans la plus pure tradition de ce que les anciens nous ont transmis, personnalité attachante, spirituelle et un tantinet provocatrice, photographe, journaliste et écrivain cynégétique de talent, il a beaucoup œuvré pour que les qualités fondamentales du setter Gordon soient reconnues et appréciées par les chasseurs sportifs et les amateurs de Field -trials et je pense sincèrement qu’il y est parvenu. Il était mon ami.
Il était mon ami.
F. MERLE des ISLES
Ce génial saltimbanque, libertaire à ses heures aura accompagné d’un oeil malicieux parfois acerbe l’évolution de notre cynophilie depuis ces dernières décennies. Amateur et fin connaisseur d’armes de chasse et voitures anciennes il s’est engagé dans ces entreprises toujours avec ferveur sans toutefois négliger sa priorité, les chiens d’arrêt.
Depuis toujours il s’est intéressé aux chiens de chasse de toutes races qu’il a su décrire en adéquation avec son temps ainsi qu’il a su dépeindre avec justesse le milieu qui gravite en périphérie.
Cette relation aux chiens de chasse il n’a pu la concevoir sans le passage par la case élevage. Jeanne, sa mère, lui a transmis les chromosomes du naisseur, de l’éleveur qu’il a su avec caractère transformer en « grande qualités hormonales ». C’est en effet avec conviction, passion et parfois entêtement que notre ami Alain s’est engagé auprès de cette race primaire de nos Setters : les Gordons. Ceci avec une démarche personnelle claire et des idées bien précises sur ce que pourrait être le grand chien de sport de chasse de demain. Il a travaillé à la nécessaire évolution de cette race et aura réussi à proposer aux trialisants et aux chasseurs des chiens de sport qui ont su conserver les qualités initiales de leur race faite de sûreté de nez de tempérament et de résistance. C’est ainsi que les « Grand Valy » ont pu rivaliser dans toutes les disciplines de Field Trial et notamment en G Q où ils ont fait et font encore référence. Crumble du Grand Valy en est actuellement l’exemple le plus probant. On peut dire aujourd’hui que les Setters Gordons du « Grand Valy » ont marqué de leur empreinte l’histoire de cette race au plan européen sur ces vingt dernières années.
Il fut aussi pendant toutes ces années un chasseur passionné qui a œuvré sur toutes les latitudes avec des chiens de toutes races et à la poursuite de toutes sortes de gibier. Son intérêt l’a aussi tout naturellement mené vers les supports cynégétiques et c’est ainsi qu’il eut à travailler en collaboration avec différentes associations de ce type à l’image du CNB ou de la FANBPO avec lesquelles il a collaboré à l’édition de plusieurs articles et ouvrages.
Tout le monde de la chasse et du chien de chasse a eu à croiser le talent de ce journaliste reporteur, photographe, écrivain friand de rencontres diverses et variées finalement curieux de l’humanité dans son ensemble. Pour cela il a fallu supporter de temps en temps ses quelques impatiences et son intolérance lorsqu’il s’agissait de mettre en image un de nos compagnons pas toujours à même de saisir l’honneur qui lui était fait. D’ailleurs souvent à l’issue de ces séances il savait nous rappeler que la qualité de ses images valait mieux que le sujet lui-même !
C’est dans ce domaine de la photographie qu’il savait donner vie à tout son talent artistique Une véritable gourmandise l’envahissait lorsqu’il s’agissait de choisir telle ou telle lumière à tel endroit auprès d’une hypothétique fougère aigle mise en valeur par une lumière particulière à un moment précis…Pas toujours facile avec certains de nos cabots quelques fois peu enclins à ces facéties artistiques.
Cette recherche de lumières originelles et de couleurs toujours plus affirmées lui auront fait traverser la vielle Europe en tous sens mais aussi fait changer souvent de continent. Le vert cru des blés Andalou du mois de Février le ravissait particulièrement mais il nous a aussi bien séduit avec ses clichés de clartés alpestres et les paysages bretons hivernaux. Là aussi gare aux malheureux bipèdes ou quadrupèdes qui n’auraient pas su se mettre au diapason du maître de cérémonie le moment venu….à l’heure dite !
Le « vieux » a eu cette politesse du cœur qui a fait que chacun de nous garde en lui-même un souvenir dorénavant ému d’une intimité partagée. Il avait cette empathie envers les hommes et les femmes qui le conduisait à s’intéresser à eux, leurs chiens, leurs oiseaux et leurs biotopes, à leur vie tout simplement. Curieux par nature puis par professionnalisme, parfois faussement ingénu il a souvent su nous gratifier d’un regard malicieux pour obtenir telle confidence ou tel détail que lui seul aura su exploiter.
Les bons moments vécus se mêlent encore aujourd’hui mais je sais que restera gravé ce dernier repas andalou de Puerto Real sous l’égide de l’ami Bruno. Le partage de ce repas de poissons et crustacés grillés à la mode du pays revêt maintenant une dimension particulière, chacun sachant implicitement, ce printemps dernier, que cette intimité ne se renouvellerait sans doute pas l’année suivante.
Plus lointain mais très intense il me reste en mémoire ses sauts de cabri lorsque la Imona nous gratifia d’un CAC puis d’un CACIT sous sa conduite lors d’un printemps marocain. Au comble de la joie le lendemain lorsque Nouba du Grand Valy rééditait cet exploit ! Puis ce superbe tétras prélevé à l’arrêt d’Urgo…mais sans doute d’autres bons instants viendront imposer leurs nostalgie dans les temps prochains !
Le sujet autour d’un tel bonhomme ne se tarit pas en un jour mais quand on veut faire court on pourra dire qu’il a colorié notre vie de cynophile. Très souvent il aura magnifié les actions et les résultats de nos chiens, embelli leur aspect et oxygéné la vie de notre microcosme cynophilo/parano. Que ce goût immodéré pour les couleurs en toutes saisons nous aide à traverser les nuits tant il va nous manquer.
P S : Ces derniers mois quand la douleur le laissait respirer il m’avait dit qu’il serait avec nous cet hiver à Loudéac mais qu’il nous « surveillerait d’en haut »….J’irai traîner en forêt voir si je ne trouve pas son fourgon avec autour pléiades de « clients » en mal de photos avantageuses de leur cabot, et là certainement il restera un coup de pineau pour les amis.
Suerte mon Lainlain et dans la langue de Shakespeare propre à ton pote Bob Dylan qui doit bien faire quelques concerts dans ces lieus improbables : « Show must go on » !
Jean-Yves GUILHEMJOUAN
Le 22 juin 2010 s'éteignait René PIAT, tournant par là même une grande page de l'histoire de la cynophilie.
Quand le "Pére" disparait l'amour que lui portaient ses enfants, pourrait déformer leurs propos. Merci à Jean-Claude Darrigade de l'avoir fait pour eux.
Jean Claude, Jean Christophe et Alain PIAT
René PIAT vient de s'éteindre à l'âge de 93 ans au terme d'une vie cynophile bien pleine. Une solide constitution, un esprit vif et pétillant, il ne lui fallait pas longtemps pour juger les chiens.... et les hommes. La répartie prompte, l'humour aiguisé il a été également l'une de nos plus fines cravaches. Son affixe du Casaquin a brillé dans l'élevage, ses nombreuses victoires en field ont concrétisé sa grande expérience des chien.
Jean-Claude et Jean Christophe ont continué le sillon tracé initialement par René perpétuant les mêmes valeurs de travail et honnêteté. Il était venu en Andalousie il y a trois ans, curieux comme tous ceux qui veulent évaluer de leurs yeux avant de s'exprimer sur un sujet.
Nous garderons l'image d'un grand professionnel, chaleureux, au langage direct, avec dans ses yeux rieurs l'expression d'une force tranquille, d'une maitrise que rien ne pouvait déstabiliser. C'est une grande figure de la cynophilie qui nous quitte !
Jean-Claude Darrigade
J'ai appris hier avec une grande émotion, un grand chagrin, que René Piat nous avait quitté.
C'est Jean Renard qui m'avait présenté à René à une époque où jeune chasseur je n'arrivais pas à contrôler mon pointer. Il m'a transmis sa passion du pointer et de la grande quête. Il a dressé, conduit et fait champion plusieurs de mes chiens. Nous nous liés d'amitié, nous avons entraîné, chassé ensemble en Alsace, à Baugy. J'ai pu bien sûr apprécier ses qualités professionnelles de dresseur de grande quête reconnues par tous. Mais j'ai pu apprécier l'ami, l'homme discret, efficace en étant toujours d'humeur égale. L'homme qui n'a jamais recherché les places d'honneur. Un grand Monsieur.
René je ne t'oublierai jamais et merci pour tout ce que tu m'as apporté.
A ses enfants, à sa famille et à Thérèse son épouse, Josy et moi nous vous assurons de toute notre amitié.
Philippe Brulé
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